L'actualité de la Ferme Durr







23/01/2013 - Le "Prés du Ried" à l'honneur











  >>>  Notre page "Prés du Ried" >>> ici






Et ci-après un document qui date de ... 1994 !!







Le courlis ?


Vous trouverez toutes les infos concernant cet oiseau sur l'excellent site www.oiseaux.net










30/10/2012 - CHANTIER



La nouvelle étable prête à recevoir ses locataires.

Les premières réflexions sur le projet datent de 2008 !!

- Vétusté de la salle de traite et des installations qui datent de 1980.

- Souhait de confier la gestion du troupeau à un jeune passionné par l’élevage laitier pour un meilleur suivi.

- Parallèlement la laiterie fromagerie est de plus en plus à l’étroit.

- Il est nécessaire de revoir les « marches en avant » des produits, de rendre le travail plus fonctionnel et faire un lifting des cloisons.

Comme un projet de locaux neufs ailleurs est exclu, grignoter la place de l’étable à côté est le plus judicieux.

Après 2 ans de réflexion et de documentation, visites, la nouvelle étable ne sera que sur aire paillée, alors que tout le monde fait des logettes/caillebottis.

Par contre, le robot de traite Lely, outil d’avant-garde technologique m’a convaincu totalement. Il apportera beaucoup d’améliorations à la gestion technique du troupeau. A vérifier.

Diaporama du chantier entre mars 2010 et décembre 2012.

A part le gros œuvre du bâtiment, la mise en place du robot et l’électricité, tout a été fait avec les petites mains de l’équipe de la ferme.










25/09/2012

Communiqué de presse

















31/10/2011

Chantier en cours...












16/06/2011


Fête du lait BIO à la Ferme Durr



Un réel succès pour cette petite fête pas comme les autres !
Un week-end complet pour fêter le BIO, directement à la ferme, ça valait le déplacement !

>>> Pour le 1er round, ce sont plus de 100 convives qui se sont retrouvés samedi soir pour une soirée-dégustation de fromages et vins.

Le jury était composé de connaisseurs, à savoir Stéphane Rolin, l'un des fromagers de la Ferme Durr, Stéphane, un prof' de fromages (eh oui, ça existe !) de l’ENIL à Mamirolles, une pro de la partie la plus liquide de la soirée, Martine de chez Jean Becker du Zellenberg, et le maître de cérémonie Roland Gesang, animateur, connaisseur, épicurien et amuseur public reconnu.

Les candidats, eux, étaient une centaine.

Partagés entre les saveurs dans l'assiette où se succédaient différents fromages… les effluves provenant des verres… le tout arrosé par des commentaires et enseignements des professionnels de la soirée, on a pu "manger-intelligent" ce samedi soir à la Ferme Durr.

"Le prof" a failli faire subir aux invités une interrogation écrite en fin de soirée, mais ces derniers n'ont été soumis qu'à un "oral" permettant de vérifier qui au courant de la soirée a été dissipé et qui a été attentif.

C'est bien sûr dans cette dernière catégorie que se sont retrouvés les gagnants de quelques belles (et bonnes) corbeilles et bonnes (et belles) bouteilles !

C'est juste un peu avant minuit que les derniers convives se sont éclipsés avec, en souvenir, une excellente soirée !

Merci à toute l'équipe, organisateurs, animateurs et personnels de "salle" (ou chapiteau) qui ont su nous rendre cette soirée agréable !

>>> 2ème round : le petit déjeuner BIO

C'est à l'initiative de l'OPABA que cette rencontre a été organisée. Leur site : www.opaba.org

Un premier constat : l'alsacien se lève tard le dimanche matin ! En effet, le PDJ était prévu à partir de 8 h et ce n'est que vers 9 h 30 que l'affluence est devenue importante !

Ce sont plus de 150 personnes qui se sont retrouvées à la Ferme Durr pour prendre un copieux petit-déjeuner, visiter la ferme, profiter de l’ouverture exceptionnelle du magasin et des stands venus s’installer spécialement pour l’occasion avant de retourner chez eux avec un joli bol souvenir …


>>>  3ème round : tarte flambée bio

Pendant que les uns dégustaient encore les derniers croissants et tartines, l’équipe de la Ferme Durr installait les stands de boissons et de tartes flambées pour prendre la relève.

Autre public ? Récidivistes ? Un peu des deux. Mais tous avec la même envie de profiter de cette belle journée ensoleillée en dégustant tartes flambées, saucisses, assiettes de fromages, le tout en BIO bien entendu !

Et toujours expos, stands, ballades en poney, visites de la ferme, du magasin BIO.


Et voici quelques photos de ce beau week-end :





Un GRAND MERCI à toute l'équipe "élargie" de la Ferme Durr
qui a su rendre ce week-end agréable à tous les participants :

Anne, Anne-Marie, Annette, Aurélie, Bertrand, Céline, Daniel, Dany, Edith, Freddy, Hubert, Jean-François, Kai, Laura, Marine, Nathalie, Patricia, Raymond D, Raymond R, Roland, Sandrine, Stéphane L, Stéphane R…

 







source :  Journal "L'alsace centrale" édition du lundi 6 juin 2011



Lettre ouverte aux agriculteurs progressistes
qui s’apprêtent à semer du maïs transgénique

Par Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche Inra.

Les semences conventionnelles de “variétés hybrides” de maïs coûtent environ 150 euros/ha. Les semences transgéniques coûtent sans doute plus cher à moins que, comme Innovateur chargé d’ouvrir la voie au Progrès, vous ne bénéficiiez de conditions spéciales qui, de toute façon, ne dureront pas. Bref, le coût des semences à l’hectare représente l’équivalent de 15 à 18 voire même dans certains cas, 20 quintaux de production. Vous semez environ 15 kilogramme à l’hectare. Un quintal de semences “hybrides” de maïs coûte plus de 1.000 euros, alors que le quintal de maïs grain tourne autour de 9 euros.

Un quintal de semences de maïs “hybride” vaut donc 100 fois plus cher qu’un quintal de maïs grain. Si vous pouviez semer le grain récolté, vous économiseriez environ 150 euros par hectare. Ce serait autant de bénéfice en plus pour vous. Sur une centaine d’hectares, cela représente 15 000 euros. Je ne crois pas qu’il y ait de désaccord sur ces chiffres.

Évidemment, ce n’est pas de gaîté de coeur que vous dépensez une somme aussi considérable - sans doute votre premier poste de dépenses. Vous renouvelez chaque année vos semences auprès de “semenciers” tels que Monsanto, DuPont (Pionner), Syngenta ou Bayer - tous fabricants d’agrotoxiques - et de « coopératives » comme Limagrain, Euralis et autres. Ces « coopératives » pratiquent en France les mêmes prix exorbitants que leurs concurrents agrotoxiques. En Amérique du Nord, elles pratiquent - comme leurs concurrents - des prix trois fois moins cher, pour les mêmes « variétés » ! Sans doute pour mieux servir vos intérêts dans la concurrence internationale.

Bref, vous renouvelez vos semences chaque année parce que vous n’avez pas le choix. C’est, vous a expliqué le Généticien, à cause de la pingrerie de la Nature : il existe chez le maïs un phénomène, « l’hétérosis », toujours inexpliqué et peut-être même inexplicable, dont les mystères inaccessibles au commun des mortels et donc à vous même, ne peuvent être scrutés que par ce Docte. Améliorer le maïs, vous a-t-on affirmé, exige de mettre en oeuvre ce phénomène mystérieux qui, hélas, vous interdit de semer le grain récolté.

Vous avez donc cru cette fable que pour améliorer un organisme vivant, il faut l’empêcher de se reproduire dans votre champ ! Je vous rassure : tout le monde le croit. J’y ai cru moi-même pendant longtemps. Pour croire, il suffit de renoncer à comprendre par soi-même. Des décennies de propagande scientifique ont imposé cette superstition. Pourtant, les paysans américains de la fin des années 1930 avaient fait preuve de lucidité en surnommant “maïs-mule” ces “variétés hybrides” révolutionnaires, qu’ils ne pouvaient ressemer à la différence des variétés cultivées jusque-là. Mais leurs enfants agriculteurs, passés par les écoles d’agriculture, férus de progrès, éclairés par les lumières de la Génétique, comme sans doute vous-même, ont rejeté comme obscurantiste le bon sens biologique de leurs parents paysans.


Pourtant ! Qui peut-être assez crédule, à part le Généticien et autres scientifiques, enfermés dans leur carcan disciplinaire et coupés de la vie pour croire cette énormité qu’améliorer un être vivant exigerait, en quelque sorte, de le stériliser ? Et Terminator ne révèle-t-il pas avec éclat que cette stérilité est l’objectif de tout sélectionneur/semencier ? Pour créer une nouvelle source de profit, ne faut-il pas séparer ce que la Vie confond, la production réservée à l’agriculteur et la reproduction confiée au semencier agrotoxique ?

Je fais l’hypothèse qu’un agriculteur moderne comme vous cherche à maximiser ses propres bénéfices. Par contre, si ce sont ceux des marchands de semences, d’agrotoxiques ou des coopératives que vous voulez maximiser à vos dépens, ce qui suit ne vous concerne pas.

Trois méthodes peuvent vous permettre de faire vos semences et d’améliorer vos marges.

Une remarque préalable : vous pouvez accepter une baisse de rendement d’au moins quinze quintaux/ha si vous faites vos propres semences. Ces quinze quintaux supplémentaires que vous devez produire pour payer les semences “hybrides” vous coûtent en réalité plus cher en irrigation, en engrais, en agrotoxiques que ce qu’ils vous rapportent. Ils contribuent aussi au mauvais état de santé de vos sols. Mais peu d’agriculteurs se rendent compte du coût de ces quintaux supplémentaires qu’il est économiquement profitable de ne pas les produire.

La première consiste à faire des “hybrides doubles” - ce que les semenciers faisaient il y a une vingtaine d’années. Vous prenez des “hybrides” de même précocité et de firmes différentes. Vous semez dans un champ de “l’hybride A” des rangées des “hybrides” B, C, D. Vous castrez les rangées B, C, D et vous les récoltez séparément. Elles fourniront la semence de l’année suivante. Vous pouvez ainsi déterminer la meilleure combinaison (AxB, AxC, AxD, etc.) pour votre exploitation.

Une deuxième solution est de semer en mélange plusieurs “hybrides” de même précocité et de firmes différentes pour faire une variété dite synthétique. Ensuite, pour faire vos semences, vous sélectionnez chaque année dans la descendance de cette variété des épis moyens, sains, denses, sur des plantes indemnes de maladies et bien enracinées. Cette solution a l’avantage de ne pas demander de castration. La baisse de rendement sera sans doute supérieure à celle consistant à faire des “hybrides doubles”. Mais encore une fois, même si vous perdez 15 quintaux/ha, vous êtes gagnant.

La troisième est tout simplement de trouver des variétés de maïs traditionnelles que vous pourrez ressemer sans craindre de chute de rendement pour peu que vous fassiez un peu de sélection. Il semble qu’il en existe qui ont un rendement excellent mais je ne sais pas si ces variétés sont adaptées à votre région et votre exploitation. Plusieurs groupes de paysans travaillent déjà en France à sélectionner de telles variétés.

Ces essais peuvent ou plutôt devraient être faits avec vos voisins de façon à partager vos expériences. Ce renforcement des liens de voisinage, de coopération, de partage entre agriculteurs est bien nécessaire au moment où la mondialisation menace d’ensevelir ce qui reste du monde rural et où les relations humaines dans les campagnes se dégradent. Savez-vous que Monsanto invite les agriculteurs d’Amérique du Nord à dénoncer, anonymement bien entendu, leurs voisins “pirates” - ceux qu’ils soupçonnent de cultiver des “variétés” transgéniques sans payer la redevance ?

Ne comptez évidemment pas sur les conseillers agricoles ni sur vos coopératives pour vous aider. Ils sont là pour vous vendre des semences et des agrotoxiques, pas pour vous permettre de préserver votre avenir.

Un dernier point : vous avez pu observer que j’ai mis ‘hybride’ et ‘variété hybride’ entre guillemets. Le terme ‘variété’ dit bien ce qu’il veut dire : selon le dictionnaire, “le caractère de ce qui est varié ; contraire de l’uniformité ; diversité”. Or ce que vous cultivez sous le nom de “variété hybride” de maïs est constitué de plantes qui sont toutes les mêmes du point de vue génétique. C’est donc précisément le contraire d’une variété ( !) et le terme qu’il faudrait utiliser est celui de clone. Vous cultivez donc des clones.

Ces clones sont-ils “hybrides” ? L’adjectif “hybride” qualifie-t-il sans ambiguïté la plante de maïs que vous semez ? Non, cette plante est tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Le sélectionneur a simplement extrait des variétés cultivées par les paysans des plantes de maïs, dont il a fait des copies (des clones) lorsqu’il tombait par hasard sur une plante supérieure à la moyenne des plantes de la variété. Elle n’est donc ni plus ni moins “hybride” que n’importe quelle plante de maïs d’une variété.

Le terme “variété hybride” est donc une double tromperie. Il faudrait parler de “clone captif” ou “propriétaire” puisque, comme vous le savez, ces derniers appartiennent au sélectionneur et ne peuvent se reproduire dans le champ du paysan. C’est l’intérêt des “semenciers” d’entretenir la confusion en parlant de “variétés hybrides”. Avec la “vigueur hybride”, “l’hétérosis” et autres falbalas soi-disant scientifiques, ils détournent votre attention de la réalité de ces clones captifs dont ils vous vendent les semences cent fois plus cher que ce qu’elles coûteraient si vous pouviez, comme vos parents, semer le grain récolté.

Et surtout, ne croyez pas une seule seconde que les “hybrides accroissent le rendement” et donc vos bénéfices, comme on vous le répète. Non, les clones captifs accroissent les profits des semenciers à vos dépens. C’est le travail de sélection qui permet d’accroître le rendement. On pouvait améliorer le maïs en continuant à sélectionner des variétés, mais cela n’intéresse pas les semenciers puisque l’agriculteur aurait pu en ressemer le grain.

En réalité, que se passe-t-il ? Si vous faites de la consanguinité chez les mammifères (des organismes à fécondation croisée, qui ont donc un papa et une maman différents), vous savez qu’il se produit une dépression consanguine. Un éleveur qui ferait de la consanguinité dans son troupeau devrait rapidement le mettre à la casse. Eh bien ! Le maïs est comme un mammifère. C’est une plante à fécondation croisée (une plante de maïs a, en général, un papa et une maman différents) et la consanguinité se traduit par une baisse de la vigueur de la plante. Ceci avait été observé et décrit par Darwin dès 1868.

Qu’a fait le sélectionneur au nom de cette théorie fumeuse de l’hétérosis inventée de toute pièce par le Généticien ? Les variétés paysannes cultivées par vos parents étaient constituées de plantes différentes. Ils pouvaient en ressemer le grain sans craindre la consanguinité. Ce que le sélectionneur doit à tout prix empêcher. Il a donc extrait au hasard des clones des variétés paysannes de maïs cultivées par vos parents. Comment ?

Il fait d’abord au hasard 6 générations d’autofécondation pour obtenir des « lignées pures ». Croisées deux à deux, ces lignées pures donnent des plantes de maïs ordinaires dont la caractéristique n’est pas d’être « hybride », mais de pouvoir être copiées (clonées) à volonté puisqu’on en connaît les parents « lignées pures ». Le sélectionneur teste ces clones pour sélectionner le meilleur et remplacer ces variétés. Il vous en vend les semences. Vous semez ces clones dans vos champs. On vous serine les bobards du Généticien sur l’hétérosis. Vous les croyez. Et pour faire bonne mesure, on vous fait admirer l’uniformité de ces clones dans vos champs si « propres » grâce à l’atrazine et autres poisons. C’est beau, ces plantes uniformes, comme militarisées, poussant dans un désert ! Finie, la diversité de la Nature !

Et vous avez été aveuglé au point de ne pas voir la réalité sous vos yeux : au moment de la fécondation, les plantes du clone se fécondent bien les unes les autres, mais comme elles sont génétiquement identiques ou presque, c’est comme si vous faisiez une autofécondation. Vos clones merveilleux d’uniformité sont des machines à autoféconder le maïs, donc à le détruire. Vous ne pouvez plus semer le grain récolté.

En résumé, le Généticien, le semencier et ses techniciens détournent votre attention à coups de “vigueur hybride” et autres « hétérosis » pendant qu’ils mettent en oeuvre dans votre champ, à votre insu et sous vos yeux admiratifs, une autofécondation, c’est-à-dire la forme la plus violente de consanguinité (chez les mammifères, vous ne pouvez pas faire mieux (ou pire) que des croisements père-fille, mère-fils ou frère-soeur). Vous détruisez votre maïs dans votre champ. Et en prime, vous admirez la destruction dont vous êtes victime !

La sélection de variétés de maïs (le « maïs population ») permettrait pourtant d’aussi bons résultats agronomiques sans vous obliger à racheter votre semence chaque année. Quant à la sésamie ou à la pyrale, les bonnes pratiques agricoles (rotations, lutte biologique...) en viennent à bout sans aller chercher des semences de clones transgéniques encore plus chères.

Qu’au nom de ce même Progrès, les fabricants d’agrotoxiques, les « coopératives », l’État, la FNSEA, l’Inra vous poussent dans cette même voie ruineuse avec le maïs et les autres plantes transgéniques ne devrait pas vous étonner. Ces chimères génétiques - les soi disant Ogm - ont cette remarquable caractéristique d’être brevetées, ce qui met légalement fin à la pratique fondatrice de l’agriculture, semer le grain récolté.

Il est vrai que les êtres vivants commettent un crime intolérable, celui de se reproduire et de se multiplier gratuitement dans le champ du paysan. Un crime que notre société punit par la mort. Ce que font Terminator, le brevet, les “hybrides”, les Gurts et autres dispositifs de même type.

Plutôt que le héros du Progrès que vous croyez être, si vous en étiez le dindon ?

Avec mes salutations cordiales,

Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche Inra






Journées portes ouvertes 2008 ...

Notre invité vedette était Christian Vélot, et nous avons beaucoup parlé d'OGM ...











les
COUPS DE GUEULE
de Raymond Durr et de son équipe









Débat OGM :

A la suite d'un article paru dans Les dernières Nouvelles d'Alsace le 26 septembre 2007 , Raymond Durr réagit et publie la mise au point suivante:

J'ai lu avec satisfation que, pour des raisons économiques et commerciales, les dirigeants des deux principales coopératives de collecte de céréales d'Alsace n'ont pas encouragé leurs agriculteurs à cultiver des maïs génétiquement modifiés.
Ils ne cachent pas non plus leur sympathie pour cette technologie, ne serait-ce que par professionnalisme et volonté de modernité, ce qui explique cette citation en conclusion, qui m'a fait bondir : « le risque, si on n'y prend pas garde, c'est qu'on se fasse doubler par d'autres pays, que la recherche continue à se faire ailleurs ».

C'est la culpabilisation insidieuse servie depuis des années par les promoteurs des OGM produites par quelques grandes multinationales.
Cet argument est autant hypocrite que faux.

Les manipulations pour la mise en place de variétés résistantes à la pyrale ou aux pesticides se font en laboratoire confiné et essentiellement par des équipes rémunérées par les multinationales et le choix des sites répartis à l'échelle mondiale se fait d'après bien d'autres critères.

C'est seulement une fois l'OGM au point que les essais de comportement à l'échelle réelle se font en plein champ, mais on n'a pas besoin de terre alsacienne pour cela……

Le fauchage des maïs en plein champs ou le boycott européen des consommateurs n'empêche pas ces travaux qui ont commencé en 1980 !!!!! sans l'avis des citoyens.

L'amalgame entre OGM médicaux (toute l'insuline utilisée de nos jours est OGM) et OGM agricole est tout aussi pernicieuse.

L'insuline est un médicament prescrit à un malade et est une sécrétion d'une bactérie OGM qui a été détruite.

Le maïs BT et les maïs résistants aux herbicides totaux sont des aliments pour les animaux et les humains souvent consommés à notre insu. 0.9% de tolérance d'OGM n'est pas égal à 0% (absence).

Un maïs BT secrète durant toute sa végétation un insecticide qu'il stocke dans la plante et un maïs résistant accumule le pesticide et le stocke sans en mourir, ce sont donc des pesticides peu concentrés.

Et cerise sur le gâteau, pour faciliter les travaux de sélection de gênes au stade de la mise au point de l' OGM on incorpore un gêne de résistance aux antibiotiques qui pimente le tout.

Bon appétit...

Pour de plus amples informations sur ce sujet complexe :
•  Le livre « la guerre secrète des OGM » de Hervé Kempf, journaliste scientifique au journal le Monde.
•  Le DVD « la conférence de Christian Velot » Maître de conférences en génétique moléculaire (Université Paris-Sud XI) et chercheur à l'Institut de génétique et de microbiologie (Centre Scientifique d'Orsay).