Les Fromages "Prés du Ried"

Reportage Alsace 20 de janvier 2012

En consommant les fromages Prés du
Ried, vous participez à la sauvegarde de l'un des derniers paysages alsacien de
zone humide.
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Goûtez nos fromages et engagez vous dans l'écocitoyenneté !

Consommateurs et producteurs s'associent pour :
Développement local et
durable :
Le GAEC du Courlis à Hilsenheim nourrit ses vaches
principalement avec de l'herbe et du fourrage produit sur les prairies
inondables du Ried, ce qui permet de valoriser et de protéger ces espaces
naturels typiques de notre région.
La Ferme Durr à Boofzheim transforme
ce lait cru en fromages.
Sauvegarde de la
bio-diversité:
Le courlis cendré, oiseau sauvage
symbole du Ried, peut continuer à nicher tranquillement dans les prairies,
habitat naturel et zone idéale de reproduction.
Bien-être animal:
Les vaches, herbivores, profitent d'une alimentation de
qualité répondant parfaitement à leur régime idéal.

Caractéristiques techniques de nos fromages

Code article: 1409
Composition: Lait cru, ferments lactiques, présure animale, sel.
Matière grasse: 50%
Affinage: 4 à 8 mois
Conservation: +4 à +6°
DLUO mini à l’expédition: 30 jours
Caractéristiques: Demi-meule, 36 x 18 x 10 cm, poids env. 6 kg.
Code EAN article: 2215600: 1/2 meule 6 kg
2215610: portion LS 300 g. rétracté
Certification: Alsa-contrôle 67 Schiltigheim
Allergènes: Absence
OGM: Alimentation des vaches exempte de maïs et soja OGM.

Les Prés du Ried. Du concept au fromage.
Passé - Présent - Avenir
avec le concours de :

Lait label
« Ried ».
Entre 1984 et 1990, un groupe de
militants cherche des solutions viables à long terme pour soutenir les
agriculteurs qui s'engagent dans le maintien des prairies naturelles en Alsace
Centrale à un moment où le maïs s'implante rapidement dans les plaines
labourées.
Pour démontrer l'intérêt du concept d'associer les
consommateurs à la sauvegarde de leur patrimoine, Rémi MEYER et Raymond DURR
décident de s'associer pour la mise en marché d'un nouveau fromage alsacien : la
Tomme des Prés du Pied est née. Depuis 1992, chaque année, 12 à 15 tonnes de ce
fromage sont commercialisées en Alsace, essentiellement en grande
distribution.
Vers un nouveau départ
Lorsqu'en 2005,
Madeleine et Rémi parlent d'envisager l'arrêt de la production laitière, l'âge
de la retraite approchant, les partenaires du projet sont bien perplexes en se
demandant quel élevage du secteur pourrait entrer dans le moule et si possible,
s'impliquer encore davantage dans la démarche environnementale et bien-être
animal.
Début 2006, Emmanuel et Marc s'associent et rachètent le quota
laitier de Rémi et Madeleine, et les grandes lignes du projet sont dégagés pour
la mise en œuvre d'un programme de promotion du fromage du Ried.
Ce
programme se décline en 3 volets devant être soumis à l'examen de la commission
environnement. Une première partie concerne la conduite du troupeau,
l'alimentation et les mesures environnementales. La deuxième partie concerne la
transformation avec de nouvelles orientations pour progresser en volume de lait
valorisé. D'abord, la mise au point d'un fromage à pâte cuite, genre gruyère,
qui représente un marché bien plus vaste que la Tomme , ensuite une variante de
tomme aromatisées aux herbes des prairies du Ried. Dans la mesure de ses
capacités, c'est la SARL BIOLACTE qui assurera ces productions en 2007-2008, la
conversion à l'agriculture biologique par les deux associés est envisagée.
L'élevage sera connu sous le nom de « GAEC du Courlis ».
La troisième partie
développe le volet commercial et la volonté de bien communiquer sur le thème du
lien entre consommation des fromages et participation au maintien des prairies,
biodiversité et bien-être animal. Une petite équipe a pris en charge la
réflexion stratégique et le dynamique commerciale autour des compétences de
Denis GERBER de la Maison de la Nature.
Pour une transparence indiscutable
dans le fonctionnement de routine du programme, Alsace Qualité a été mandaté
pour la rédaction d'un cahier des charges concernant toute la filière et qui
sera contrôlé puis certifié annuellement par CERTICAL.
Possibilités d'extension du concept Prés du Ried
Sur le territoire du centre Alsace qui s'étend des deux côtés de l'Ill entre Colmar et Erstein, les exploitations laitières en 2005 possèdent en majorité entre 40 et 70 vaches laitières, généralement une ou deux fermes par village à dominante lait.
La production par vache va de 7500 L à 9000 L/ an. Ce niveau d'intensification élevé est basé sur des rations à dominante maïs toute l'année ainsi que des concentrés à base de céréales et soja. L'utilisation de pulpes de betteraves ou drèches est assez courante, les foins utilisés sont surtout destinés aux génisses de renouvellement et le pâturage des vaches est quasiment inexistant excepté quelques surfaces d'exercice à côté de l'étable.
Cet état d'esprit productiviste dans un contexte agricole difficile et de quotas incertains est largement majoritaire, soutenu par une politique syndicale et professionnelle sans réelle préoccupation environnementale ou sociétale à moyen terme.
Ainsi les orientations fondamentales encadrées par le cahier des charges des Prés du Ried sont aux antipodes :
-affouragement à base d'herbe de
pâturage
-autonomie fourragère
-limitation des quantités
d'ensilage
-préservation et entretien des sites et espèces remarquables.
Seuls 3 à 5 agriculteurs parmi les 50 pourraient avoir un intérêt pour cette demande de part leur ouverture et indépendance d'esprit et la disponibilité en prairies. La notion de plus value générée par cet engagement n'est pas perçue comme une opportunité intéressante, surtout dans une atmosphère d'opposition quasi systématique entre naturalistes et agriculteurs.
La tendance récente d'aller vers des rations sèches à base de 15 à 18 kg d'aliments complets achetés /VL/ jour et distribués en DAC (distributeur automatique programmé) va encore davantage dans le sens opposé.
La stratégie des fabricants d'aliments dans le contexte de céréales encore relativement bon marché rapproche ces élevages du système de porcs ou de volailles en intégration. Le fondement de : VACHE = RUMINANT est ignoré, des gains de rentabilités annoncés par les prévisions ne prennent pas en compte ni le sens du métier d'éleveur ni les aspects de physiologie et santé animale. La qualité du lait reste une notion purement quantitative : bactériologie et teneur en matière grasse et protéines.
Les aspects de prospectives ne sont pas non plus pris en compte dans ces choix :
- Santé : la quasi-totalité des céréales stockées chez les organismes stockeurs sont « sécurisées » aux insecticides, et les tourteaux proviennent de soja OGM américain...
-Energie : Chaque quantité d'aliment VL a fait en moyenne 600 km de déplacements entre la ferme de production et la ferme destinataire...


